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L’hôtel Adlon, prestigieux palace berlinois, fête ses 100 ans

L'hôtel Adlon, le plus prestigieux des palaces berlinois, a fêté lundi ses 100 ans, un parcours marqué par les soubresauts de l'histoire : légende du Berlin d'avant-guerre, le palace a péri dans les flammes en 1945 avant de renaître en 1997 en symbole du Berlin réunifié.

Un bal était prévu dans la soirée à l'hôtel, situé sur la Pariser Platz (Place de Paris), au pied de la Porte de Brandebourg. La fête célébrait aussi les 10 ans de l'Adlon nouveau. Un millier d'invités de tous horizons étaient conviés, dont certains venaient «de Pékin ou de New York», a indiqué à l'AFP le directeur de l'Adlon, Stephan Interthal.

L'Adlon, ravagé par un incendie en 1945 et rasé sous la RDA en 1984, fut le premier bâtiment reconstruit après la chute du Mur en 1989 à la Porte de Brandebourg, qui se dressait pendant trente ans dans le no man's land.

Hormis la façade, l'Adlon nouveau n'a plus grand chose à voir avec celui d'autrefois, inauguré le 24 octobre 1907 par l'Empereur Guillaume II, qui s'extasia devant l'eau chaude, le chauffage central et le téléphone dans toutes les chambres.

Palace cinq étoiles doté d'un restaurant distingué par le Michelin, l'Adlon, propriété du groupe de luxe Kempinski, compte aujourd'hui plus de 300 chambres et une trentaine de suites, et est redevenu le théâtre de mondanités et conférences.

Construit par l'homme d'affaires Lorenz Adlon, il était rapidement devenu dans les années 20 un lieu de passage obligé pour les stars et sommités. Charlie Chaplin, Greta Garbo, Thomas Mann et Albert Einstein comptaient parmi ses clients célèbres.

Michael Jackson qui, en 2002, fit scandale en présentant depuis un balcon de l'hôtel à ses fans son bébé... tenu à bout de bras au-dessus du vide.

Les nazis, en leur temps, n'aimaient, eux, pas l'endroit, reflet de la société de la «vieille Europe» qu'ils abhorraient, mais l'amiral Von Doenitz apprécia toutefois tant le lit dans lequel il avait passé la nuit qu'il le fit emporter par camion.

Jusqu'à la fin de la guerre, l'Adlon a servi à ses hôtes homard et champagne. Quand il vint à manquer, le caviar fut affrété par avion spécial.

L'Allemagne de l'Est logea des apprentis dans les restes de l'hôtel puis le démolit.

Source : www.cyberpresse.ca